Vingt Vingt Six . Vient Vient Ici
Bandeau de signature email . hept’Arts Architecture . 2026
Une signature d’email plutôt qu’une carte de visite.
Un message permanent comme un mantra qui va accompagner toute une année, plutôt qu’un message éphémère qui s’accompagne de bonnes intentions, moins souvent de résolutions.
Un mimétisme graphique et audible… Peut-être une approximation… Plutôt un rapprochement et une tentation d’accrocher le défilement du temps à des orientations, pour exorciser son évaporation, sur laquelle on a si peu de prise…
Équilibre, authenticité et volupté : Un mantra pour l'action architecturale
Un message permanent comme un mantra qui va accompagner toute une année, plutôt qu’un message éphémère qui s’accompagne de bonnes intentions, moins souvent de résolutions.
Il y a forcément un peu de maniérisme derrière tout çà.
Mais n’est-ce pas notre rôle, voire notre devoir en définitive ?
Nous nous débattons dans de multiples situations où tout concoure à nous compliquer la tâche, quand il ne s’agit pas de tenter de nous faire porter la responsabilité d’inconsistances et incompétences qui ne sont pas les nôtres.
Certains tentent de nous faire porter un trop grand chapeau, pour si peu de considération et, souvent, si peu de rémunération.
Il nous faut oeuvrer pour le rétablissement d’un équilibre :
Entre architectes,
Entre architectes et instances politiques
Entre architectes et professionnels du bâtiment d’une manière générale
Entre architectes et citoyens
Les architectes sont les seuls à cultiver le consensus, quand il est possible, à cultiver le compromis, quand il est nécessaire, à chercher des arbitrages au mieux des intérêts de chacun et, chez tous les architectes, à chercher la meilleure solution pour préserver les intérêts des clients et oeuvrer pour des projets de qualité. L’authenticité est par nature la manière de penser des architectes, et par définition dans la manière de pratiquer.
Mais cela n’est plus suffisant.
La technique prend le pas sur le rationnel jusqu’à produire du rejet, or la norme est le plus souvent une protection pour nous et nos clients. Néanmoins elle semble conduire à une situation d’impasse dont nous devons nous emparer.
Si faire avec le déjà là est d’une certaine façon le prochain terrain de jeu, on voit bien qu’il arrive dans un environnement réglementaire et technique qui est pensé pour l’ancien monde. Nous devons nous ré-approprier la technique de fabrication des bâtiments et les compétences qui le permettent, dans une forme de revival du rôle des architectes du courant du siècle dernier.
L’authenticité des projets et de notre travail ne peut plus simplement advenir dans les conditions que des techniciens et des technocrates définissent en toute ignorance de cause…
Quelles règles actuellement en vigueur, qu’elles encadrent le mode d’occupation de l’espace ou de fabrication des bâtiments, permettraient de produire la plupart des architectures remarquables que nous croisons au quotidien ?
Par intuition et peut-être dans une forme d’excès : aucunes.
La volupté a d’une certaine manière quitté, pour l’essentiel, notre monde.
Il reste quelques espaces d’incertitude qui lui permette encore de s’exprimer, comme le concours d’architecture ou les projets dont le budget est la dernière limite atteinte dans le jeu des contraintes qu’il faut prendre en compte.
Est-ce suffisant ?
La diversité architecturale, et en particulier sa capacité à ne pas faire consensus, est actuellement menacée. A l’échelon local potentiellement et au niveau national de manière plus certaine.
La qualité architecturale est aujourd’hui un produit purement règlementaire.
Elle est l’expression de limites qui ont été définies collectivement et on voit bien qu’elle satisfait si peu de monde, que l’architecte devient le comptable de toutes les errances.
La volupté a été troquée avec le confort.
La générosité a été troquée avec la norme.
Le plaisir a été troqué avec l’uniformisation au motif, d’intention initialement bienveillante, de l’insertion dans l’environnement.
Une architecture ne peut et ne doit pas plaire à tout le monde, elle doit faire « souffrir » ses utilisateurs pour les amener à un autre état de conscience de leur corps et de leurs émotions.
Nous devons oeuvrer à faire réduire l’emprise des règles qui restreignent la liberté architecturale, et combattre ceux qui prétendent la gérer en « bon père de famille », au risque, déjà bien réel, de produire une empreinte patrimoniale insipide pour ne pas dire médiocre.
Engagement et action
Extrait (remanié) de la profession de foi pour l’élection au poste de conseiller du Syndicat des Architectes des Bouches du Rhône (SA13) de Mars 2026.
L’intention initiale du mantra n’était pas d’illustrer un engagement syndical ni des perspectives d’action. Il se voulait plutôt romantique…
Mais comme la dualité qui anime le quotidien de travail des architectes, que l’on pourrait résumer à l’arbitrage entre les exigences d’un projet et les attentes du “monde” autour de lui, il peut laisser cours au vagabondage de l’imagination tout en fixant un cadre efficace d’action.
Pour les architectes qui liraient jusqu’à ces lignes :
Si vous n’êtes pas déjà engagé dans un syndicat territorial, il reste important, pour ne pas dire primordial de le faire. De nombreuses questions restent probablement sans réponse sur l’intérêt de la démarche. Mais il n’y a qu’à l’intérieur du problème que l’on trouve la solution et non en le regardant de loin. Adhérez et posez vous ces questions après. Mieux, posez les à vos confrères et consoeurs adhérents. Vous pouvez vous rendre ici pour trouver le syndicat territorial proche de chez vous : Réseau des syndicats territoriaux
Si vous êtes installé dans les départements des Bouches-du-Rhône (13), du Vaucluse (84) ou de Corse (20), vous pouvez adhérer au Syndicat des Architectes des Bouches du Rhône (SA13) : ici
Olivier ARMAND . Président du Syndicat des Architectes des Bouches du Rhône . Mandat 2026-2028
