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Concevoir une villa : du récit du lieu à l’empreinte du bâti
Réussir une villa moderne, ce n’est pas simplement appliquer une esthétique contemporaine sur un terrain. Chez hept’Arts Architecture, nous abordons chaque projet comme une équation unique où le site commande, et où l’usage dicte la forme.`
Villa BDF . Marseille
Réussir une villa moderne, ce n’est pas simplement appliquer une esthétique contemporaine sur un terrain. Chez hept’Arts Architecture, nous abordons chaque projet comme une équation unique où le site commande, et où l’usage dicte la forme.`
On pense souvent à tort que la modernité en architecture a consisté à abandonner les codes du passé, qu’ils soient formels ou dans les usages, dans une sorte de simplification des objets produits et parfois une forme d’appauvrissement. C’est mal connaître ce qui faisait les qualités et le charme de l’architecture traditionnelle, c’est aussi lui conférer une intentionnalité qui est d’avantage liée à son temps d’existence qu’à une logique assumée de choix.
La modernité, en premier lieu dans les mécanismes de conception du projet puis dans sa caractérisation formelle, est en définitive une nouvelle itération du processus de pensée où les différentes composantes de la maison adviennent parce qu’elle manifestent la cristallisation de besoins réels et d’envies assumées.
De là proviennent alors la richesse des formes ou des esthétiques.
Voici comment nous structurons notre réflexion pour transformer une intention en un lieu de vie pérenne et singulier.
La lecture du site comme point de départ
Tout projet commence par une immersion. Avant le premier trait de crayon, il y a l’analyse fine de la topographie, de l’altimétrie et de ce que le terrain a à offrir. À Marseille et dans sa région, composer avec la pente, la course du soleil et les vents dominants n'est pas une option, c'est une base de travail.
Nous cherchons à ce que l'architecture « s'installe » dans son environnement. Cela passe par des cadrages précis sur le paysage, la création de patios protégés ou l'utilisation de la topographie pour organiser les niveaux. L'objectif est simple : donner l'impression que la maison a toujours eu sa place ici.
L’expérience de l’habiter : fluidité et intériorité
Une villa contemporaine doit avant tout répondre aux rythmes de ceux qui l’occupent.
Nous travaillons sur la notion de parcours. Comment circule-t-on entre les espaces de jour et de nuit ? Comment la lumière naturelle pénètre-t-elle au cœur de la maison aux différentes heures de la journée ?
Nous privilégions des espaces décloisonnés qui favorisent la convivialité, tout en ménageant des zones d'intimité indispensables. La transition « dedans-dehors » est au centre de nos préoccupations : les larges baies vitrées ne sont pas de simples ouvertures, ce sont des dispositifs qui effacent la limite entre le salon et le jardin, prolongeant l'espace de vie vers l'horizon.
La vérité des matériaux et la maîtrise technique
Revient assez souvent le concept de la maison haut de gamme, dès lors que l’on choisira une expressivité différente de la norme ou des orientations du moment.
L'esthétique hept’Arts repose sur une certaine économie de moyens visuels au profit d'une richesse tactile. Nous aimons la noblesse du béton brut, la chaleur du bois, la rigueur de l'acier ou la minéralité de la pierre. Ces matériaux ne sont pas des habillages ; ils expriment la structure et la durabilité du bâtiment.
Cette exigence esthétique s'appuie sur une maîtrise technique rigoureuse. Grâce à la maquette numérique, nous anticipons chaque détail constructif dès la phase de conception. Pour nos clients, c’est l’assurance d’une gestion maîtrisée des volumes, de la lumière et, surtout, de la réalité du chantier.
Au-delà du dessin, la réalisation
Notre approche ne s'arrête pas à la remise d'un permis de construire. Une architecture de qualité ne survit que si elle est suivie avec précision jusqu'à la réception des travaux. En accompagnant nos maîtres d'ouvrage sur l'ensemble du processus, nous nous assurons que la vision initiale — celle d'une maison attentive à son site et à ses habitants — se concrétise sans compromis.
Chaque villa est un prototype. Elle est le reflet d'une rencontre entre un lieu, une famille et notre savoir-faire d'architecte.
Votre projet commence ici. Si vous envisagez de construire une villa qui vous ressemble, nous vous invitons à venir échanger sur vos envies et les spécificités de votre terrain.
Rénovation énergétique et extension moderne : Comment sublimer le cachet de l’ancien ?
Réconcilier le charme d'une maison en pierre avec les exigences de confort thermique actuel est l'un des défis les plus passionnants de l’architecture contemporaine. Comment isoler sans dénaturer ? Comment gagner en lumière sans surchauffer ?
Villa VAC . Chateauneuf-Villevielle . Rénovation et extension moderne d’une maison
Réconcilier le charme d'une maison en pierre avec les exigences de confort thermique actuel est l'un des défis les plus passionnants de l’architecture contemporaine. Comment isoler sans dénaturer ? Comment gagner en lumière sans surchauffer ?
Chez Hept’Arts Architecture, nous croyons que l’hétérogénéité du bâti n’est pas une contrainte, mais une signature. Voici notre approche pour une rénovation énergétique qui respecte l'âme de votre patrimoine.
Préserver l’âme : La pierre et le bois au cœur du projet
La rénovation énergétique d'une maison ancienne ne doit jamais se faire au détriment de son ADN. L'enjeu est de traiter les parois tout en conservant les matériaux nobles :
La pierre apparente :
Véritable régulateur thermique naturel, la pierre possède une forte inertie thermique. Nous privilégions des solutions d'isolation ciblées ou des enduits correcteurs thermiques (chaux-chanvre) qui laissent respirer le mur tout en gardant le cachet visuel des moellons.
La charpente existante :
Qu'elle soit en chêne, en pin ou autre, la structure bois doit rester visible. L’isolation par l'extérieur du toit est le plus souvent la solution idéale pour maintenir les qualités esthétiques intérieures : elle protège votre maison comme un manteau tout en laissant vos poutres et fermes apparentes à l'intérieur.
L'hétérogénéité du bâti :
Les maisons anciennes sont souvent le fruit de siècles de modifications. Nous utilisons ces volumes atypiques pour créer des séquences spatiales uniques, où chaque irrégularité devient un atout décoratif.
Pour tout projet de rénovation énergétique, d’adaptation et de lutte contre l’habitat indigne, des aides existent. Vous pouvez trouver plus d’informations sur le site France Renov’
L’extension contemporaine : Un nouveau centre de vie
Parfois, le bâti ancien est trop cloisonné pour nos modes de vie actuels. La création d'une extension moderne est la réponse stratégique pour accueillir les pièces de vie principales : la cuisine et le salon.
En optant pour une architecture aux lignes contemporaines et épurées, en recourant à des matériaux tels que le béton brut, le métal ou le bois, on crée un dialogue visuel fort avec la rugosité de la pierre. Cette extension permet d'ouvrir la maison sur le jardin et de redistribuer les volumes de façon fluide.
Maîtriser la lumière : Le design bioclimatique
L'un des piliers de la rénovation énergétique moderne est la gestion des apports solaires passifs.
Pour l'extension, nous prévoyons certes de larges baies vitrées, mais leur conception est rigoureuse :
Apport de lumière naturelle :
De grandes ouvertures permettent de réduire l'usage de l'éclairage artificiel et de maximiser la sensation d'espace.
Un lien naturel se créée entre l’intérieur de la maison et les espaces extérieurs.
Protection solaire intelligente :
Pour éviter l'effet de serre en été, l'architecture intègre des débords de toiture calculés, des brise-soleil orientables, des pergolas bioclimatiques ou autres. Moduler l’ensoleillement grâce à des dispositifs permanents ou mobiles, en fonction du degré de pilotage recherché et de l’esthétique souhaitée.
En hiver, le soleil bas pénètre profondément pour chauffer naturellement l’intérieur de la maison. En été, le soleil haut est bloqué par les structures en avancée, garantissant une fraîcheur optimale en limitant le recours à des systèmes de traitement d’air et en privilégiant la ventilation naturelle.
Un projet global et durable
Rénover énergétiquement une maison ancienne avec une extension moderne, c'est trouver le meilleur accord entre le passé et le futur. C'est offrir à un bâtiment historique une seconde vie, performante, lumineuse et respectueuse de l'environnement.
> Un projet de rénovation en vue ? Qu'il s'agisse d'une bastide en Provence ou d'une maison de village, sur Marseille ou dans les alentours, notre agence vous accompagne dans la conception de votre projet de vie.
Découvrez nos réalisations similaires dans notre Galerie Architecture
Pourquoi faire appel à un architecte ? Plus qu’un dessin, une stratégie de réussite
Que vous rêviez d’une villa contemporaine à flanc de colline ou que vous pilotiez la création de nouveaux bureaux pour votre entreprise, une question revient souvent : l’architecte est-il un luxe ou un investissement ?
Que vous rêviez d’une villa contemporaine à flanc de colline ou que vous pilotiez la création de nouveaux bureaux pour votre entreprise, une question revient souvent : l’architecte est-il un luxe ou un investissement ?
D’une manière générale, lorsque l’on fait appel à un architecte on lui confie une mission portant sur la conception et le suivi de réalisation, mais lorsqu’il s’agit d’un projet structurant dans la vie, l’architecte est alors “en mission”.
S'appuyant sur plus de 20 ans d'expertise (depuis 2004) en région PACA et à l'international, l'agence hept’Arts Architecture vous démontre que l'architecte est le garant de la viabilité technique, financière et esthétique de votre patrimoine.
Villa 367.ADP . Marseille . Construction d’une villa moderne de 110 m2
Pour votre projet personnel : La maison de vos rêves, sans les doutes
Construire ou rénover sa maison est souvent le projet d'une vie.
L'architecte transforme vos envies en une réalité structurée :
Le sur-mesure absolu :
Contrairement aux modèles sur catalogue, l'architecte conçoit un habitat qui s'adapte à votre mode de vie, à l'orientation du terrain et à la lumière naturelle.
Il tient compte et développe un projet et des principes d’aménagement de vos envies en termes de formes, matériaux et couleurs, tout en s’inspirant du contexte du lieu où va situer la maison, ainsi que de ses propres émotions.
La maîtrise de la rénovation thermique :
Faire appel à un expert comme hept’Arts Architecture, c'est l'assurance d'une maison ancienne qui conserve son cachet (pierres, poutres) tout en répondant aux normes de confort actuelles (isolation performante, bioclimatisme).
Valorisation du patrimoine :
Une maison "signée" et bien conçue se revend en moyenne 15 à 20 % plus cher sur le marché immobilier.
Nous avons plusieurs clients qui ont, par le passé, pu le constater lors de la revente de leur bien…
Aménagement d’une boutique OKUTA Reform Studio . Saitama City . Japon
Pour votre projet professionnel : Performance et conformité
Pour un bâtiment de bureaux ou un local professionnel, les enjeux sont différents : image de marque, bien-être des collaborateurs et réglementations strictes.
Optimisation des flux :
Nous concevons des espaces de travail fluides, favorisant la productivité et la communication.
Gestion des normes, ERP et Accessibilité :
Nous maîtrisons les contraintes réglementaires complexes liées aux Établissements Recevant du Public (ERP), notamment en termes de normes sécurité incendie et d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite.
Mais également les projets soumis aux dispositions du Code du Travail ou à des normes spécifiques applicables selon la catégorie d’activité hébergée (pour les projets déjà traités) : environnement Atex, normes de confinement en laboratoire, hygiène en milieu médical, etc.
Expertise technique (Maîtrise d’oeuvre & OPC) :
De l'assistance pendant les phases de conception, en passant par la maîtrise d’oeuvre technique des travaux (MOEx) ou le pilotage des entreprises pendant le chantier (OPC), nous garantissons le respect des délais et des budgets, un point critique pour la rentabilité d'une entreprise.
La méthode "hept’Arts" : 7 expertises pour un seul projet
Inspirée par la transversalité des arts, notre agence ne se contente pas de dessiner des plans.
Vous en trouverez le détail ici
Nous intégrons des compétences rares en interne :
Sérénité: Gestion complète du Permis de Construire, des relations avec les administrations et l’ensemble des intervenants prenant part au projet : bureaux d’étude, concessionnaires de réseaux, entreprises, etc.
Économies: Quantification technique et financière du projet en interne permettant de maîtriser finement sa composition (ce qui est prévue et ce qui ne l’est pas) à chaque étape structurante de sa mise au point, calculs thermiques (RE2020) avec nos partenaires thermiciens pour optimiser la performance énergétique du bâtiment et réduire vos futures factures d'énergie.
Qualité: Suivi de chantier rigoureux pour éviter les erreurs et aléas en cours de réalisation.
Innovation: Conception du projet en modélisation 3D évitable et visitable pour une précision millimétrée.
Un investissement rentable
Faire appel à un architecte, c'est s'offrir un chef d'orchestre.
Que ce soit pour une construction neuve ou une rénovation lourde, notre rôle est de transformer vos contraintes (budget, urbanisme, technique) en opportunités créatives.
Le saviez-vous ? Pour toute construction de maison individuelle supérieure à 150 m² ou tout autre projet, le recours à un architecte est obligatoire. En savoir plus sur le site de l’ordre des architectes
Mais au-delà de l'obligation, c'est l'assurance d'un projet qui vous ressemble vraiment.
Vous avez un projet en tête à Marseille ou en région PACA ?
N’hésitez pas à nous solliciter pour que nous réalisions avec vous une check-list des documents nécessaires pour un premier rendez-vous avec l'agence.
PLUi VS stratégie de conception
Octobre 2023. L'enquête publique pour la modification n°3 du PLUi d'Aix Marseille Métropole démarre. Quel impact sur les stratégies de conception ?
L'enquête publique pour la modification n°3 du PLUi d'Aix Marseille Métropole démarre.
L'ambition affichée est à mon sens résumée dans la nouvelle OAP "NATURE EN VILLE - SANTÉ - RÉSILIENCE", mais en aura-t-on les moyens...
Ce sont principalement des recommandations, pas nécessairement des prescriptions. Comment sécuriser la mise au point d'un projet si l'articulation avec ce qui est rendu obligatoire n'est pas clairement définie ?
Sur l'essentiel des points, il semble que la majorité des projets élaborés par les architectes y répondent déjà, puisque c'est l'objet de notre mission et le rôle reconnue à l'architecture depuis 1977.
Ce qui est moins ambitieux, ce sont (encore) tous les points du règlement qui ne jouent pas la réciproque, et qui finiront par lutter contre les qualités de projet recherchées.
En quelques exemples :
Les distances d'implantation par rapport aux plantations existantes qui n'envisagent pas les modes de construction disponibles pour respecter la distance nécessaire entre fondations et racines, tout en permettant de placer façades et espaces utiles plus proches. Conserver les composantes naturelles remarquables a du sens, mais lorsque cela dégrade de manière notable la constructibilité d'un terrain, c'est une forme de non sens si on cherche à moins et mieux utiliser le sol.
La détermination des hauteurs totales n'évolue pas. Si le Code de l'Urbanisme prévoit déjà des dérogations pour aller plus haut en secteur dense, il est dommage qu'une limitation non contextualisée reste la seule option retenue. Typiquement, la hauteur de 7m qui s'applique à la destination logement dans certains secteurs et qui réduit très nettement la possibilité de monter plus haut pour occuper moins d'espace. En maison individuelle par exemple, le R+2 ou le R+1+combles aménagés ne sont techniquement pas faisables.
Pas d'évolution du traitement de la cinquième façade qui n'autorise toujours pas la création d'espaces intérieurs utiles alors que les toitures sont envisagées comme des espaces extérieurs privatifs potentiels.
Végétaliser les toitures par une couche de terre de 50cm, c'est une façon de ne pas en avoir, alors que l'on connait bien leurs qualités. Surcharge trop importante sur les structures, complexités de mise en oeuvre et d'entretien qui finissent en de grandes étendues de terre brulée. Pourquoi ne pas (ré) ouvrir le choix d'une végétalisation extensive, éventuellement en agréant directement des systèmes, et obtenir une végétalisation qui dure avec un entretien minime, simple à réaliser, et qui s'adapte à toute typologie de structure...
Les constructions en limite qui sont toujours limitées à une longueur de 6m. C'est déjà trop faible pour un garage mais çà autorise difficilement une mutation vers un logement (parents, ados, etc.), alors que l'OAP fixe à 45 m2 la surface d'un T2. Une emprise au sol de 6x6m, çà ne conduit qu'à 29 m2 de surface utile et çà condamne arbitrairement l'évolution du tissu bâti diffus existant...
Cette nouvelle mouture du règlement semble omettre toutes les opportunités disponibles pour atteindre les objectifs proposés.
Il privilégie la limitation et l’empêchement, ce qui est le propre d’un règlement malgré tout, mais sans pour autant laisser le champs libre aux intuitions, à de nouvelles stratégies d’implantation où aux innovations qui pourraient être amenées par les porteurs de projet.
En quelques exemples :
Maintenir deux définitions contradictoires pour l’emprise au sol et notamment celle du Code de l’Urbanisme, particulièrement limitative, pouvant impacter la surface de plancher développée à emprise au sol équivalente. Pourquoi maintenir une ambiguïté alors qu’il y a clairement un choix raisonné et raisonnable de permettre une meilleure efficience dans l’usage du sol en favorisant des niveaux supérieurs qui peuvent déborder de celui en contact avec le sol, réduisant alors '“intelligemment” le problématique d’artificiliasation tout en limitant l’impact sur la surface de plancher totale. Il faudrait au contraire aller plus loin :
Augmenter la profondeur des débords qui ne constituent pas de l’emprise au sol, à l’image des saillies sur voie, en conditionnant la profondeur à la hauteur au-dessus du sol pour ne pas pénaliser l’apport solaire sur les façades ou l’infiltration des eaux de pluie.
Dans la continuité, introduire un calcul hybride qui décompterait partiellement l’emprise au sol des volumes qui ne reposent que sur des poteaux tout en maintenant les espaces de pleine terre qu’ils abritent, pour autoriser un nouvel équilibre entre bâti et espace naturel, voire conduire à l’émergence de quelques solutions architecturales innovantes… hein, Corbu…
Clarifier la position vis à vis du Code de l’Urbanisme qui dispense de toute autorisation les constructions d’une emprise au sol inférieure à 5m2, en ne décomptant pas de l’emprise au sol totale tous les “petits” volumes dispersés sur le terrain qui peuvent s’avérer utiles ou participer aux conforts des occupants : local poubelles, abri à vélo, terrasse abritée, etc. Ce qui pénalise actuellement la surface de plancher à réserver aux usages nobles du projet.
Une définition contradictoire des espaces libres, végétalisés et de pleine terre, qui conduit à des erreurs d’interprétation côté concepteur et/ou instructeur. Par exemple, une aire de stationnement dont le revêtement est perméable, est simultanément un espace de pleine terre tout en étant exclue des espaces libres dont les espaces en pleine terre font partie… Disons que c’est une faute de rédaction. Mais dans le même temps, le mode de calcul des espaces verts prescrits par les règlements de zone interroge également. L’évolution d’une construction existante est compromise par ce calcul qui semble ne pas la soumettre aux mêmes objectifs que les constructions neuves tout en l’empêchant de se rendre non conforme. Typiquement, un projet qui prévoirait la division d’un bâtiment existant en plusieurs lots, logiquement vertueux et économe en ressources, qui nécessiterait donc la création de nouveaux accès, cheminements et autres zones de stationnement éventuelles, et par conséquent la réduction éventuelle d’espaces verts existants, se trouve donc empêché par un point du règlement auquel il n’est pas sensé être soumis…
Le linéaire des sailles déductibles de l’emprise au sol qui serait réduit à 50% du linéaire de façade. Effet induit: les balcons filants ne sont plus possibles car ils pénalisent la surface de plancher qui peut être développée. Ou encore, les débords de volume qui participent à la définition architecturale des bâtiments et qui permettent d’amener simplement de l’ombre sur les façades qu’ils surplombent vont également pénaliser l’emprise au sol. Quel est le sens de cette “nouvelle” orientation, qui signe en définitive un retour en arrière, si ce n’est pas limiter une orientation technique et architecturale souvent prise par les architectes…
La profondeur de la bande constructible qui n’envisage toujours pas qu’une terrasse doit dépasser les 2m de profondeur pour passer du statut d’espace utile à espace profitable. Si un des objectifs est de “redonner” du sens et de l’intérêt à l’habitat collectif, il faut également lui permettre d’atteindre sur certains points les niveaux d’agréement qu’offre l’habitat individuel. En clair, la profondeur d’une terrasse en étage ne doit pas pénaliser l’emprise au sol, qui trouve donc un intérêt à être calculée selon les principes évoqués plus haut, ou la surface de plancher en cherchant la profondeur manquante à s’incorporant dans la bande constructible.
Le calcul et la définition de la hauteur totale qui pose souvent des difficultés sur les terrains avec une topographique particulièrement accidentée, conduisant arbitrairement à une réduction de la surface de plancher qui peut être mobilisée, du fait de son caractère absolu et en tout point. Parce que déjà rencontré dans un projet, il devient impossible d’aménager des moyens d’accès à un terrain qui comporte une différence d’altimétrie de 12m entre ses deux parties exploitables, alors que la hauteur est limitée à 7m pour la destination du projet…
Le règlement se veut à la fois très exhaustif tout en ne pouvant pas anticiper sur toutes les nouvelles formes d’usage qui pourraient en être fait, et en ce sens il semble d’avantage vouloir fermer les portes plutôt que laisser libre cours à la créativité.
Prendre pour acquis la définition de l’OMS (1946), «La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité» et en déduire “l’importance de développer un urbanisme favorable à la santé dans le PLUi” , devrait logiquement conduire à une dans un nouvelle forme de flexibilité dans la manière de concevoir les bâtiments et leur environnement. Plus d’obligations pour un résultat de meilleure qualité. Pour autant l’application de la règle semble plutôt devoir conduire à une monotonie des formes et des expériences vécues, la reproduction comme point d’aboutissement plutôt que comme point de départ pour de nouvelles initiatives.
Les concepts d’habitat intermédiaire AUTOMINI-1 et le concept de tiny house IXAMINI sont actuellement inconstructibles au regard des règles du PLUi applicables à la destination habitation dans certains secteurs.
Ils ne peuvent le devenir que dans des secteurs où la densité attendue / prévue est plus forte et donc où ils n’ont pas de pertinence. En tissu pavillonnaire ou d’habitat diffus, ils sont réglementairement empêchés par la règle limitant la hauteur à 7m.
Ce ne sont pas les qualités ou défauts de ces projets, cela relève d’une appréciation personnelle, qui doivent guider l’analyse de la règle.
La seule question devrait être d’interroger les opportunités: est-il cohérent de brider les capacités de développement des projets qui permettent de répondre aux trois objectifs de la nouvelle OAP: "NATURE EN VILLE - SANTÉ - RÉSILIENCE" ?
Evolution du PLUi VS stratégie de conception . Olivier ARMAND
Texte initialement publié sur Linkedin en Octobre 2023 . En italique: partie présente uniquement sur le blog
1 projet . 1 instructeur . 1 semaine
Mai 2023 . Collaborer en toute intelligence pour instruire les demandes d’autorisation de construire plus vite
L'interview du chef de l'état du 10 Mai 2023 sur la crise du logement porte quelques éléments d'analyse assez intéressants et on peut même y trouver un second niveau de lecture, que celui qu'il sous-entend...
Disons au niveau des mécanismes qui conditionnent la délivrance des permis de construire par exemple.
"D'abord par la simplification et la réduction des délais pour produire de nouveaux logements"
Petit indice caché au sein de l'article L423-1 du Code de l'Urbanisme depuis 2019, lorsqu'un projet est établi par un architecte, l'autorité qui délivre les permis de construire a le pouvoir de réduire les délais d'instruction.
Au quotidien, c'est plutôt vers le tendance inverse que l'on penche, mais il n'est jamais trop tard pour en changer...
Collaborer pour aller plus vite
Instruire plus vite, cela conduit logiquement à penser à une collaboration plus étroite avec "l'autorité", pas simplement en amont mais précisément au coeur de l'instruction, lorsque l'analyse de la conformité du projet devient complexe et qu'il faut sécuriser une décision.
Aller plus vite, sur des dossiers à enjeu pour le logement, pourrait se traduire dans l'équation suivante :
1 projet . 1 instructeur . 1 semaine
La dématérialisation comme outil d’accélération
Une instruction étalée sur 5 jours pendant lesquels celle-ci se fait collectivement entre l'autorité qui analyse, les concepteurs qui commentent et expliquent afin de lever les doutes, corrigent les erreurs et les incohérences s'il en existe, les commanditaires qui amendent le projet si besoin, les différents services extérieurs qui sont sollicités en simultanée pour émettre leurs avis respectifs (au moins).
La dématérialisation des procédures devient alors une arme d’efficacité massive car elle autorise la mise à jour “en temps réel” des documents du dossier de demande d’autorisation, dépôt et instruction pouvant s’enchaîner sans rupture dans la chaîne de mise au point du projet, sans incertitudes sur la validité et la teneur des documents analysés.
Un "modèle" d'instruction en apparence lourd en organisation, se mobiliser et affecter 5 journées sur 1 dossier, mais une sécurisation du temps investi avec la certitude d'arriver à une décision, favorable ou non, dans un temps restreint et faisant suite à une analyse objective et exhaustive.
Faire évoluer le projet, voire même déceler des optimisations ou des densifications, devient alors raisonnable et tenable en temps et moyens investis, que ce soit pour l'autorité ou les concepteurs / commanditaires.
Aller vite n'est pas le signe d'une perte de qualité, c'est principalement le choix d'un usage des ressources à bon escient.
Une perte de temps et donc de fiscalité
Dans son modèle de fonctionnement actuel, l'instruction des dossiers est :
Souvent arbitraire, reposant sur une approche subjective et le plus souvent non contradictoire
Incertaine car elle situe la consultation de certains services à un moment où les projets sont déjà très avancés dans leur développement, conduisant à des avis qui s'apparent à des sanctions, alors qu'ils pourraient être intégrés directement pendant les phases de conception
Inefficace, car un projet qui s'inscrit dans la règle applicable, y compris dans ses orientations qualitatives, ne devrait être sanctionné que par une autorisation favorable et le basculement vers les phases qui génèrent du chiffre d'affaire pour tout un secteur et surtout de la fiscalité pour la collectivité.
1 projet . 1 instructeur . 1 semaine . Olivier ARMAND
Texte initialement publié sur Linkedin en Mai 2023 . En italique: ajout du 03/10/2023
Chauffer ou ne pas chauffer, telle est la quantité d’énergie
Hiver 2022 . Comment ne pas chauffer impacte-t-il le fonctionnement d'un local professionnel ?
Cet hiver, nous avons fait le choix de l’expérimentation et nous avons voulu savoir ce que cela ferait, et nous, ferait de ne pas du tout chauffer l’agence.
En clair, nous n’avons absolument pas allumé le chauffage de toute la saison, et dans quelques jours, avec l’arrivée du printemps météorologique et calendaire, la question ne se posera plus.
En premier lieu, il faut préciser plusieurs choses pour bien comprendre l’intérêt de cette « expérience », d’une part sur la notion de passoire thermique et d’autre part sur la notion de confort thermique.
Au début de l’hiver, de potentiels risques de coupures électriques était anticipés et annoncés par le gouvernement.
Notre mode de chauffage en étant logiquement dépendant, il nous fallait appréhender de manière assez objective ce que cela pourrait impliquer sur notre capacité de travail, mais savoir s’il fallait envisager des modes de chauffage de substitution à mettre en place.
Le climat de notre région est plutôt favorable et l’hiver n’y est pas trop long et pas trop rude, mêmes si parfois les températures sont proches ou en-dessous de 0.
Notre expérience n’a pas été dictée par un objectif financier, à savoir que le coût de l’énergie n’en a pas été l’élément déclencheur, et cela est développé dans ce qui suit.
L’agence est installée dans un immeuble d’habitation collectif construire dans les années 60, ses principales caractéristiques en lien avec l’expérience sont :
Deux parois verticales en contact avec l’extérieur, pas / peu / mal isolées, avec une proportion vitrée importante. 1 à l’Est sans protection solaire, avec des menuiseries extérieures simple vitrage mais occupant une proportion de façade plutôt faible, le reste donnant sur un parking couvert et fermé. 1 à l’Ouest avec une protection solaire offerte par le débord des balcons, des menuiseries extérieures récentes équipées d’un double vitrage occupant quasiment l’intégralité de la paroi.
1 paroi latérale en contact avec un hall d’entrée non étanche à l’air mais bénéficiant de la circulation des colonnes montantes de chauffage
1 paroi latérale en contact avec un autre local commercial « sensiblement » non chauffé.
Le plancher bas est superposé à un niveau de caves, sans isolation thermique incorporée et sans possibilité concrète d’en installer une.
Le plancher haut se situe sous un appartement, à priori occupé toute l’année mais sans certitude.
Aucune colonne montante de chauffage traversant le volume donc aucune source de chaleur par rayonnement.
Une mauvaise étanchéité à l’air, dont on se rend très bien compte quand il y a du vent.
Un principe d’aménagement qui ne comporte aucune pièce individuelle fermée, qui pourrait éventuellement servir de refuge maintenu en température facilement, disons à19°C.
En période transitoire et en réaménagement, le système de chauffage par pompe à chaleur qui aurait du être installé ne l’est pas encore, mais quelques équipements de « secours » maintenus au cas où et de type radiateur à inertie… En toute logique, pas de climatisation non plus.
Aération périodique dans la journée par ouverture des ouvrants.
Sur la notion de passoire thermique
On est clairement pile poil dedans.
La situation à l’intérieur d’un immeuble collectif ne nous rend service qu’à la marge puisque nous n’avons en définitive quasiment pas de parois en contact avec un local chauffé, nous permettant alors de limiter un peu les déperditions.
Pas d’exposition Sud. Des expositions Est et Ouest qui ne sont pas assez bénéfiques au coeur de l’hiver, l’apport de chaleur par ces baies commence à peine à se faire ressentir.
Un niveau d’étanchéité à l’air qui n’est pas bon et qui conduit inévitablement à des échanges thermiques avec l’extérieur, d’autant plus ressenti qu’il n’y pas d’air chaud émis à l’intérieur du local pour masquer le phénomène.
Nous n’avons pas mis en place de suivi pour voir comment évoluait la température intérieure selon les variations extérieures, mais on suppose qu’au plus frais elle est descendue aux alentours des 12/13 °C.
Sur la notion de confort thermique
Quel a été l’influence de l’expérimentation ?
Nous avons très peu modifié notre tenue vestimentaire.
Pas de bonnet, pas de gants, pas de plaid, pas de chaussettes en laine, pas de chaussures plus chaudes, pas de collants, etc.
Les deux seules choses en plus: garder une écharpe autour du cou, et porter une veste un peu chaude en plus d’une tenue vestimentaire classique en hiver pour le haut du corps (chez nous): tee-shirt à manche courte + pull.
Comme nous n’avons pas de pièce isolée, pas de refuge pour se réchauffer périodiquement et donc pas, non plus, de petit chauffage individuel sous le bureau…
Il faut également préciser: pas de rhume, pas de grippe… Un peu le nez qui goutte mais sans plus. Enfin, pas grand chose de différent que lorsque c’est chauffé.
On ne peut pas dire qu’il n’y a pas d’influence sur le corps et sur la concentration, mais probablement pas au niveau où on l’imagine, et c’est tout l’intérêt de cette expérience d’avoir pu l’appréhender.
Des journées plus compliquées à tenir, lorsque l’on n’a pas ou peu dormi. Le repos a donc une influence positive, mais tout le monde le sait déjà, sur la résistance du corps, et en particulier dans ce contexte où il faut compenser le niveau de la température.
Des fins de journées plus difficile à faire tirer tard, car on ressent nettement le manque d’énergie pour lutter contre le froid en toute fin de journée (après 18/19h) et le besoin de se couvrir d’avantage si besoin de continuer.
Nous sommes des buveurs, compulsifs, de café et donc une boisson chaude de manière régulière est la bienvenue.
Le travail plus statique derrière un clavier sans gants a été, au final, la conséquence la moins dérangeante et complexe à gérer. On ne peut nier qu’avoir les mains au chaud ne soit pas agréable, mais à température ambiante et en utilisant bien tous ces doigts (en tapant avec 2 doigts çà marche moins bien…) on arrive à maintenir un niveau « d’inconfort » acceptable.
Difficile de voir l’influence réelle sur la productivité, tant d’autres paramètres du quotidien peuvent déjà l’impacter négativement. Mais de manière générale, il semble que cela ne l’ait pas influencer ou très peu, au regard du suivi du nombre de tâches hebdomadaires achevées qui est resté stable.
Sur l’influence de cette expérience sur la notion de passoire thermique et de confort thermique
Premier enseignement, l’absence de chauffage ne rend pas impropre à sa destination notre local, avec ses atouts et ses défauts, et cela impacte donc frontalement la notion de « passoire énergétique ».
Il semble pointer comme une forme d’idéologie, à penser que l’absence d’isolation, d’un mode de chauffage correctement classé ou encore du maintien d’une température de « service » en hiver soit la meilleure manière de qualifier un espace.
Nous en avons donc fait l’expérience, c’est faux.
Première conséquence, aucune consommation d’énergie pour le chauffage, et pas plus de cafés bus que d’habitude…
Deuxième conséquence, aucun équipement chauffant de compensation mis en place ni allumé.
Troisième conséquence, aucun équipement individuel acquis pour se couvrir d’avantage, certains ont simplement été utilisés d’avantage que les années précédentes.
Deuxième enseignement, en lien avec des travaux de réaménagement en cours.
Nous estimons, dans le cas précis de cette expérience, et par ordre de priorité, que nous allons résoudre les points suivants :
Disposer de menuiseries extérieures performantes (standard réglementation thermique) sur chaque baie, et en elles-même étanches à l’air, et en lien direct isoler les parties attenantes qui n’ont aucune inertie thermique, typiquement des remplissages en matériaux légers
S’assurer de la bonne étanchéité à l’air périphérique de ces menuiseries
Isoler en premier lieu les parties de parois où le volume d’air derrière n’est pas statique, et entretien une déperdition « dynamique » (comme le système de refroidissement d’une voiture par exemple)
Isoler en dernier lieu les parois avec une inertie thermique, faible ou non.
Troisième enseignement, assez probablement et puisque nous avons déjà fait la moitié du chemin en ne chauffant pas cet hiver, nous allons travailler sur les deux premiers points car l’intuition nous dit que dans notre cas, cela sera suffisant.
Dans la mesure où le niveau de confort attendu est celui d’un environnement clos où la déperdition thermique n’est pas inexistante mais lente, ce n’est pas la capacité de l’enveloppe à lutter contre le changement de température qui est important, mais sa capacité à lutter contre la convection des masses d’air.
S’il n’y a pas de consommation d’énergie pour chauffer, il n’y a donc pas besoin d’isolation, et donc la notion de confort thermique associée au besoin d’une enveloppe performante au sens de ses caractéristiques thermique, n’est pas avérée également.
Quatrième conséquence, une valeur de température intérieure visée pour obtenir une sensation de confort est une vue de l’esprit. Elle est certes dépendante des individus, mais elle est avant tout un repère que l’on se donne comme prétexte, plus qu’une sensation objective que l’on mesure.
En toute logique, tout le monde a déjà fait l’expérience d’une température négative avec une hygrométrie faible et un relatif confort, à la montagne notamment, et l’inconfort d’une température nettement positive mais avec un niveau d’hygrométrie important.
C’est un peu la même logique.
Quatrième enseignement, aucune idéologie ne sous-tend cette expérience, il s’agit simplement d’un choix logique et pragmatique.
Initié au départ par un risque auquel il fallait se préparer pour prévoir des mécanismes de compensation, il s’est transformé en expérience « jusqu’au boutiste » riche d’enseignements et de « nouvelles » données sur la gestion thermique d’un bâtiment: sur le besoin d’isolation, sur le besoin de traitement thermique, etc.
Cela sera abordé dans un prochain article de blog dans les semaines qui viennent…
Indice :
Ce matin à 7h :
Température extérieure : 3°C
Température intérieure : 17,7°C
Chauffer ou ne pas chauffer, telle est la quantité d’énergie . Olivier ARMAND
124TEP . Un jour, nous avons vu...
De l’éphémère…
Tour Eiffel en cours de maintenance . Paris . Avril 2022 . blackandwhite photographie
Visite de la Tour Eiffel . Avril 2022
La mis en abîme de la notion de l’éphémère… Insolite pour un monument “industriel” d’architecture et pourtant attendu puisque tellement touristique !
Avec la présence d’une structure temporaire pour les opérations de maintenance d’une structure elle-même sensée être temporaire, finalement maintenue en place car l’accomplissement d’une vision et d’un savoir-faire ne peuvent se satisfaire d’une existence temporaire…. Penser pour l’avenir devient donc montrer dans le temps, nécessairement, et cela ne peut se produire sans volonté. Par certains aspects, muséification et exploitation commerciale / touristique, peuvent trouver des intérêts communs… Paradoxalement…
Maintenir dans une autre époque, sans ou avec si peu de modifications, serait-elle la seule manière admise de livrer au présent et aux présents, ce témoignage d’avant ?
Ou serait-ce une méthode pour créer un présent qui n’aura pas de lendemain, dont l’altération par le temps qui passe, reste perceptible mais semble n’affecter que des réalités parallèles ou contigues ?
Il n’y aurait donc pas besoin d’une Delorean pour retourner vers le futur, simplement bloquer le compteur sur la case “aujourd’hui” ? Si simple en apparence et pourtant, si complexe, de faire cohabiter dans l’espace plusieurs réalités physiques. La lecture dans ce présent arrange le discours et la réflexion, et autorise le questionnement.
Dans le présent qui a vu naître “l’objet”, il ne s’agissait pas encore d’un monument, il ne s’agissait que d’une démonstration sans lendemain….
Dans un présent qui est devenu permanent, les traces du temps doivent se faire discrètes au pire, au mieux s’inscrire dans un mode d’existence du “déjà là”, presque du “toujours là”, comme si le parti initial était toujours dans sa phase de mise en application.
Penser un présent qui dure est un exercice périlleux, peu anticipé d’autant plus lorsqu’il se fait jour après coup, conduisant à une forme de paralysie et de suspension de la pensée. L’innovation est-elle la forme dont il faut maintenir la permanence, ou le concept même d’innovation doit-il être le fil rouge permanent de toute réflexion sur les évolutions rendues nécessaires alors même que le monde autour, lui, trace malgré tout son chemin ?
Jeu de contraste et peut-être de contradiction, dans l’entremêlement des éléments et de la lumière, des formes et des époques, du sens et des intentions, jusqu’où le rêve et l’éphémère sont piégés dans la réalité pour le plus grand bonheur de tous…
La photo bnw lui va si bien…
124TEP . Un jour, nous avons vu... . Olivier ARMAND
Focus... Concept ViewPark#1
Ranger vélos et trottinettes en dehors des trottoirs…
Concept ViewPark#1 . Vue depuis le rooftop
La mobilité urbaine est en train d'évoluer, doit évoluer, évolue simplement par le jeu des opportunismes, qui se transforment au final en opportunités d'apporter un peu de douceur et de fluidité dans la brutalité du déplacement...
C’est une cascade d’incompatibilités entre ces formes mouvantes, en taille et masse, et il semble utopique de croire qu’elles peuvent se partager simplement un même espace par le seul fait d’avoir aligner les vitesses.
Le déplacement ne se vit pas de la même manière selon la forme dans laquelle on évolue, ne se vit pas dans le même degré d’immédiateté et ne procure donc pas la même expérience de l’espace.
En toute logique, des affectations différentes semblent nécessaires, pour que la fluidité et la sécurité demeurent, de l’espace statique où l’on s’arrête vers celui où l’on erre puis vers celui où l’on va vers…
On voudrait que l’entremêlement et la superposition fonctionnent, comme une sorte de réponse à la quadrature du cercle, alors qu’en apparence la conjugaison est au mieux la réponse conséquente, et la juxtaposition celle qui permet à chaque espace de conserver son autonomie et ses règles de fonctionnement propres.
Le besoin de déplacement se manifeste dans les formes les plus immédiatement efficaces et accessibles, peut-être même dans celles qui procurent le plus de plaisir, et le déplacement en « commun » ne semble manifestement pas pouvoir y répondre de manière globale.
Il reste une notion de liberté dans le fait d’aller et venir à sa guise que le « monde » ne semble pas vouloir abandonner, un moment pour soi au milieu des autres qui se traduit dans le besoin de maintenir une absence de proximité, dans l’indépendance du destin d’un déplacement…
Le lieu où l’on va reste indépendant de celui où ils vont, et la manière de l’atteindre est définie « comme bon me semble » avec les aléas, les découvertes et les rencontres éventuelles que cela permet, quand il ne s’agit pas tout simplement d’une optimisation de ce temps dont on manque souvent.
Vélos et trottinettes fleurissent sur les trottoirs, parfois d’avantage que d’autres formes d’occupation, comme pour rappeler une des fonctions première de la ville : mettre en lien.
La ville n'est pas prête à accueillir cette "non" nouvelle envie de mobilité.
Elle l'est d'autant moins, non pas simplement parce qu'elle s'est abandonnée au déplacement motorisé, mais par la densité de ses vides qui n'est plus suffisante pour accueillir tous les développements de cette nouvelle logique de déplacement individuel collectif.
S'il est possible de se cacher dernière une forme d'illogisme du déplacement individuel en voiture, il sera plus difficile de reproduire le mécanisme pour les déplacements doux tels que le vélo ou la trottinette.
Et cela pose dès à présent différentes difficultés dans l'accueil et le stationnement de ce qui n'est pas encore un phénomène massif, en particulier dans des espaces publics qui ne sont pas dimensionnés pour, et encore moins dans un environnement urbain dense.
Dès lors, quelle est l'entité bâtie la plus petite et la plus répandue dans un centre urbain en mesure d'offrir ces capacités de stationnement par simple transformation ?
Il s'agit de "ranger" en dehors des trottoirs et des espaces libres, vélos et trottinettes, dont on voit dès à présent que la gestion est obsolète en ce sens qu’elle n’est ni pensée, ni anticipée :
En libre-service. Il est par ailleurs évident qu'à l'intérieur d'un bâtiment il sera plus simple de disposer directement des moyens de recharge nécessaires.
Pour les déplacements professionnels et de loisir.
Pour combler l'absence de locaux pour leur parking dans les immeubles de logement à proximité. Une zone sécurisée et à usage contrôlé peut occuper tout ou partie du bâtiment.
Dans un environnement qui est simple à sécuriser, facile d'usage et où le matériel est à l'abri des assauts de la météo.
Concept ViewPark#1 . Elevation sur rue
La trame du 3 fenêtres, si répandue à Marseille, se prête bien au jeu, avec pour un R+4 par exemple :
Vidage intérieur complet
Rampe continue à 10% se développant sur la hauteur totale, praticable à pied ou en roulant, en montée/descente, et permettant d'accueillir 240 vélos en rangement vertical, capacité variant selon la répartition entre vélos et trottinettes. D'où le "Park".
L'ensemble intégralement en structure métallique venant à la fois supporter la rampe et stabiliser les parois restées telles quelles, avec un noyau central pouvant rester vide ou accueillir un ascenseur pour un accès éventuel en toiture.
L'aménagement d'une terrasse en toiture pouvant offrir un point de vue dégagé sur le paysage urbain, afin que la montée jusqu'au dernier emplacement libre du dernier niveau soit aussi l'occasion d'un petit plaisir en récompense, et que la 5ème façade si chère au règlement local d’urbanisme ne soit plus juste une hypothèse offerte aux oiseaux mais prenne du sens à être vue... D'où le "View".
Le traitement de la façade peut s'affranchir de sa fonction et devenir signal, ou maintenir son identité originelle et aller jusqu'à s'offrir la devanture qui va bien...
La « rue » est un espace de mise en relation.
Ce n’est donc pas une zone de stockage, qui a manqué d’attention en la laissant devenir un lieu de remisage et qui serait donc sur le point de subir un nouvel « oubli »…
Il faut donc imaginer une « expérience » répandue à une échelle plus vaste que celle du quartier, qui viendrait placer des interventions en réutilisation de bâtiment à différents endroits où manifestement le besoin en stationnement de vélos est probant, comme un réseau ouvert de points de vue sur la ville, d’où le « #1 ».
Focus... Concept ViewPark#1 . Olivier ARMAND

Réussir une villa moderne, ce n’est pas simplement appliquer une esthétique contemporaine sur un terrain. Chez hept’Arts Architecture, nous abordons chaque projet comme une équation unique où le site commande, et où l’usage dicte la forme.`