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Olivier Armand Olivier Armand

Focus… Concept BioFu(e)ll

Cultiver du carburant…

 
 
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Concept BioFu(e)ll . Elévation générale

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Initialement présenté au concours d’architecture SAIE 2011 à Bologne, le concept était surtout le prétexte pour concevoir et modéliser une tour.

Le “prétexte” a çà de bon, qu’il autorise une forme d’excentricité et d’outrepassement des convenances, que le simple exercice / workshop / case study tend à limiter par son niveau de rattachement au réel.

Le prétexte a çà d’utile qu’il autorise des qestionnements au-delà des raisonnements logiques et habituels, et permet d’explorer quelques nouveaux chemins…

Remettre les “yeux” sur le texte qui sous-tend les principes fondateurs de ce concept avec la grille de lecture de la réalité actuelle: urgence climatique et instabilité géopolitique, rend un cheminement conceptuel datant de 2011 nettement moins “utopique” tant intellectuellement, que technologiquement ou moralement…

La question de l’énergie est devenue centrale, cruciale et pour autant, elle reste peut-être le sujet le plus mal traité actuellement.

Il n’est pas question de se poser en expert d’un domaine de connaissance que nous ne maitrisons pas. Ceci étant, si l’on veut mesurer le niveau d’intéressement sur un sujet donné, la meilleure option semble de chercher à observer ce qui finit par atteindre les personnes qui s’y intéressent le moins.

La maîtrise de l’énergie au sens large ne semble pas passionner au-delà des personnes qui se sentent intéressées et/ou concernées, probablement parce qu’elle reste beaucoup trop sous-tendue par des positions idéologiques, pour/contre, alors qu’elle gagnerait à s’inscrire dans un pragmatisme long, un raisonnement programmatique long. L’urgence est peut-être ce qui fait finalement le moins débat. Néanmoins, il semble peu probable de pouvoir passer d’une itération de mode de vie à une autre, par le simple jeu de la nécessité. Et avant même d’y basculer volontairement ou non, chacun est assailli d’une lancinante question: jusqu’où ce nouveau modèle disruptif conserve sa logique et à partir de quel moment il bascule dans le maladif.

En clair, il semble nécessaire de pouvoir en imposer et en offrir à tout le monde, en fonction de ces moyens, financiers de manière évidente, mais plus essentiellement, en fonction du point de “régression” où chacun est capable d’aller.

Faudra-t-il abandonner quelque chose. Certainement. Pourrait-on plutôt parler d’optimisation ?

Dans le doute et parfois l’impossibilité d’une transposition “mécanique” et rapide, il faut éventuellement se concentrer sur “tout” ce qui peut être fait pour amener vers des solutions plus vertueuses. Car l’urgence est plutôt maintenant de rentrer dans un mouvement d’évolution, en parallèle d’une trajectoire à plus long terme qui vise un idéal ‘idéologique” qui n’est pour l’instant pas partagé.

Puisque dans ce concept, il est question de la construction d’unités bâties de culture et de production d’agrocarburants.

En 2022, Imaginer produire des carburants autrement qu’en pleine terre ne semble toujours pas s’intégrer de manière naturelle dans la trajectoire qui doit mener à se passer progressivement des énergies fossiles….

L’écomobilité est plutôt approchée comme l’abandon nécessaire d’une part et/ou d’une forme de mobilité, sans nécessairement savoir dire “jusqu’où” la suppression des unités individuelles de déplacement effondre même l’absence de déplacement.

Voir donc les 2142 “gros mots” de 2011 pour répondre aux “gros maux” de 2022


Focus… Concept BioFu(e)ll . 2022 . Olivier ARMAND

 
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Olivier Armand Olivier Armand

Ce que dit de nous notre carte de visite

Pourquoi ce blog...

 
 

Nous, architectes, avons souvent la réputation d’avoir des cartes de visites originales et particulières.

Nous, hept’Arts, avons fait le choix de pousser cela plus loin dans la singularité, avec des cartes de visite qui synthétisent dans leur “corps” notre approche du métier et de l’architecture.

heptarts photo carte visite métallique 2022 vue face

Entrée en matière

Acier brut découpé au laser, épaisseur 1mm

Origine: nous avons une sensibilité particulière à la matière brute, à sa capacité à évoluer au fil du temps et des interactions avec son environnement.

L’acier est une matière particulièrement intéressante dans les équilibres qu’il offre en termes de résistance relativement à l’épaisseur, de variation de teinte brute selon ses étapes de fabrication, de capacité de protection relativement aux agressions extérieures, etc

Et notamment la corrosion qui est le paradoxe cette matière: c’est la façon naturelle qu’il a de se protéger mais c’est en même temps le début d’une forme de dégradation de ses capacités…

heptarts photo carte visite métallique 2022 porte clé

A vos côtés

Nous concevons vos projets, nous les mettons au point au niveau technique, esthétique et financier.

Nous recherchons les intervenants présentant les capacités et les moyens nécessaires pour réaliser les travaux et nous en assurons le suivi jusqu’à ce que nous accompagnions vos clés…

heptarts photo carte visite métallique 2022 ombre logo

Une fenêtre sur votre monde

Chaque projet est l’occasion de développer un regard nouveau sur les besoins, les attentes et les opportunités offertes par nos clients et les lieux d’intervention.

Un projet est un équilibre instable entre les attentes d’un client et la vision de l’architecte.

Mais il faut garder à l’esprit que les attentes sont les signes d’une situation révolue (ce que je connais et je sais d’avant), la vision traduit les “symptomes” d’une expérience à venir, à laquelle il faut laisser la chance de s’exprimer, puisqu’elle se retrouvera dans la composition, les volumes, formes et matières proposées, d’une forme fabriquée.

heptarts photo carte visite métallique 2022 ombre adresse web

Ce qu’est l’architecture

“L’architecture est le jeu, savant, correct et magnifique des volumes sous la lumière”

Le Corbusier

Du pli nait le volume…

Nous développons nos projets de manière exclusive en modélisation volumétrique, de sorte que ce qui n’est que des “images” du projet au stade de la conception, définissent et contiennent l’ensemble des caractères du bâtiment qui sera à vivre par nos clients.

L’image n’est pas un substitut, elle est un hors d’oeuvre…

Aussi, nous avons décidé d’effacer la frontière entre les représentations qui sont l’avant du projet de celles qui sont l’advenu du bâtiment, de manière à maintenir un espace d’interprétation et d’imaginaire dans les éléments présentés.

Nous vous souhaitons une bonne consultation des projets, concepts et réalisations, présentés sur le site de l’agence.


Ce que dit de nous notre carte de visite . Olivier ARMAND

 
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Olivier Armand Olivier Armand

Anhept'ote du moment / jour 9.21.1

Architecte VS Stratégie…

 

Pour planter le décor, ici nous sommes favorables à la vaccination, d’une manière générale et principalement d’une manière particulière en ce moment. Nous sommes donc vaccinés.

Il était impossible de ne pas tomber dans le travers de l’expertise en épidémiologie, virologie et autres savoirs, et comme beaucoup, nous avons aussi beaucoup lu…

Les faits, documents, discours des anti…

Les faits, documents, discours des autorités, des fact checkers, des journalistes, des éditorialistes, des sachants…

Comme la déformation professionnelle n’est jamais très loin dans tout ce que l’on fait, nous avons utilisé les mêmes réflexes d’information que ceux qui sont déployés dans tout projet :

  • Remonter systématiquement à la source de l’information, mais surtout à l’information source.

  • S’assurer de la bonne interprétation des termes et ne pas introduire de parti-pris dans l’analyse

  • L’argument d’autorité ne remet pas en cause la nécessité d’analyse, et notamment de faire le parcours intellectuel qui permet à “l’autorité” d’argumenter. Ce qui, entre autre, évite de biaiser le point de départ du raisonnement.

  • Les expériences personnelles et collectives ne sont que des tendances qui permettent d’entrevoir une probabilité d’issue à l’analyse, mais sont utilsés comme vecteurs de correction, non pas comme éléments de démonstration. Entre autres, il s’agit d’éviter le biais d’ellipse qui peut rendre caduque tout le raisonnement.

Nous ne remettons pas en cause le droit de douter, bien qu’il ne s’exprime finalement pas comme çà chez ceux qui ne sont pas favorables à la vaccination, puisque comme tous, nous avons commencé par là.

Dans le flot des éléments consultés, au-delà des erreurs, des approximations et des parti-pris, il nous est apparu que le risque premier restait donc bien le virus et dans la situation actuelle, l’absence de vaccination.

Sur la base du schéma réflectif que nous avons suivi, la vaccination ne vaut pas acceptation aveugle et ne reflète pas un suivisme bête et méchant des directives des autorités, mais, simplement, reflète l’état de notre connaissance et de notre analyse de risque.

Selon le même principe, le métier d’architecte parfois, pour éviter le raccourci du “voire souvent pour ne pas dire tout le temps”, amène à se placer devant un choix sans recul et sans pouvoir mesurer les conséquences à terme d’une solution par rapport à une autre… Bien entendu les enjeux ne sont absolument pas les mêmes, comme les conséquences.

Néanmoins, lorsque l’on retient une solution de projet plutôt qu’une autre en phase esquisse, lorsque l’on pousse une solution technique d’exécution plutôt qu’une autre en phaseconception, ou lorsque l’on doit prendre une décision “à la minute” sur un chantier pour faire face à un aléas ou à une urgence technique. D’une certaine façon, nous sommes placés devant la nécessité d’un choix éclairé sans recul et sans “expérimentation” préalable.

De ce fait, il nous faut pouvoir prendre une décision et proposer une solution à notre client, car la réalité de réalisation d’un bâtiment ne se confond pas avec l’épuisement de toutes les solutions et leurs conséquences possibles. Et comme le doute n’est jamais bien loin, nous ne regardons finalement pas ce que nous perdons, mais essentiellement ce que nous gagnons/conservons/optimisons au profit du projet et de ses utilisateurs.

En clair, il est avéré que décider sur la base de suppositions est complexe et sans filet, mais c’est un des passages obligés de notre métier, et celui par lequel nous pouvons comprendre le choix cornélien devant lequel sont placés les autorités, au-delà et toujours, des erreurs, approximations et parti-pris… Et par là-même également, nous restons étonnés devant les réticences et oppositions actuelles, dont le fondement réflectif tient pour ainsi en deux mots: “Et si…”.

Et si nous refaisions l’esquisse d’un projet indéfiniment jusqu’à ce qu’il comble, ou semble combler, les attentes, et des utilisateurs, et du concepteur, le projet serait-il toujours conforme au besoin au final ? Ou ce serait-on, pour ainsi dire, perdu en cours de route dans une recherche qui n’est pas l’objet du projet ? La réalisation d’un projet est la conjonction de besoins, d’envies, d’un lieu, d’un budget et d’un délai. S’il pouvait exister une équation pour lier toutes ces variables, la réalité finirait nécessairement par nous rattraper au moins dans le budget et le délai. Nous avons tous des projets de vie qui diffèrent et chacun a besoin d’être borné dans le temps et dans des espaces qui ne se recouvrent pas complètement…

Enfin, nous avons souhaité comme beaucoup, qu’il existe un traitement pour cette “maladie”. Peut-être même plus fort que d’autres, puisque nous partageons ce lieu avec Lui: Marseille.

Nous l’avons beaucoup écouté, nous l’avons beaucoup lu. Et malgré tout ce savoir que nous n’avons pas, malgré les doutes et l’envie que çà “fonctionne”, nous nous sommes rendu à une seule évidence: la forme de “rigueur” que nous essayons de nous appliquer pour éviter de nous perdre dans nos propres certitudes, n’est pas la rigueur qu’il s’est appliqué dans son discours et les éléments qu’il a mis à disposition du monde. Car c’est dans ses résultats que réside l’absence, avant même de rechercher ailleurs ce qui pourrait venir porter de l’ombre à son discours.

Nous n’avons pas de solutions, nous n’avons que des suppositions, variantes elles-aussi à mesure que les données de l’équation évoluent. Nous avons donc pris le parti de la trajectoire qui nous semblent présenter le risque minimal à ce jour, la vaccination, en complément du maintien des mesures de protection individuelles et collectives.

Le “pack” que tout cela représente nous fait “furieusement” penser aux mesures de protection qu’il est nécessaire de prendre sur un chantier, parfois par la contrainte des individus :

  • Peut-on raisonnablement choisir de ne pas porter de chaussures de sécurité, parce qu’on fait attention où on marche ?

  • Peut-on raisonnablement choisir de ne pas porter de gants ou de lunettes, lorsqu’on manipule des outils dont la fonction est percer/trancher/couper/démolir ?

  • Peut-on raisonnablement penser intervenir en hauteur sans s’être attaché, au motif que l’on a “l’habitude” ou qu’il y a peu, ces derniers temps, d’accident ?

  • Peut-on raisonnablement penser ne pas baliser une zone de chute au motif qu’il y a peu de circulation à cet endroit ?

Dans chaque cas, le risque est au pire immédiat, au mieux à long terme, mais certain et avéré, et probablement fatal à une échéance entre les deux. Les mesures de protection individuelles et collectives sont donc un moyen de ne pas subir un “effet indésirable” bêtement “parce qu’on croyait que…”

Dans le lot, probablement des anecdotes du qui, quoi et comment çà n’a pas fonctionné…

L’anecdote est à l’histoire qu’on se raconte, ce qu’est l’exception à la règle. C’est bien parce qu’il existe une probabilité qui n’est pas de 1/1, qu’il faut être vigilant et ne pas analyser l’intérêt d’une solution à la lumière du cas le moins probable. Mais faire exactement le contraire, déterminer le mode d’action qui augmente la probabilité qu’une anecdote ou une exception restent ce qu’elles sont: des évènements les plus marginaux possibles.

Architectes, nos moyens d’action sont limités et le succès ne s’obtient qu’avec une adéquation et une collaboration vers un objectif puis un succès commun.

Nous avons en revanche des méthodes…

Et si nous avons un traitement, il n’a d’action que sur une fraction particulière du réel. Il n’est limité qu’en apparence, car si c’est à l’extérieur que les idées et les intentions naissent, c’est à l’intérieur des bâtiments qu’elles se développent et se concrétisent…

L’architecture est à la fois source et conséquence, et probablement un bon traitement contre la “morositologie”…

Cela nous rappelle le thème de notre carte de “printemps” de l’année 2012, sa posologie et surtout sa mise en garde :

“Soyez prudent, l’absence d’architecture peut entraîner des troubles graves du bien-être”

heptarts boite remede carte voeux 2012

Thème carte de voeux de printemps 2012, hept’Arts architecture comme remède…


Anhept'ote du moment / jour 9.21.1 . Olivier ARMAND

 
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Olivier Armand Olivier Armand

Focus... Concept Villa 39RGDF

Sur le thème du retournement vers l'intimité…

 
 

Concept Villa 39RGDF . Vue générale Nord

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Un projet qui en est à moitié un, puisqu’il est l’illustration de la potentialité constructive d’un terrain sans avoir (encore) de “vies” à abriter….

Ceci étant, il faut parfois extérioriser, et dans le cas de l’architecte: concevoir, pour exprimer une intuition, une sensation, probablement expérimenter çà et là quelques intentions qui deviendront demain de nouveaux outils de conception, et pourront potentiellement constituer des solutions conceptuelles à des besoins bien réels.

C’est d’ailleurs essentiellement ce qui caractérise l’architecte, ce moment où une expérience est transformée en outil de travail, quand pour tout un chacun cela se transformera probablement en souvenir. Mais ceci est un autre sujet…

Quelques fois donc, pour “tenter le truc”, il faut également trouver l’occasion pour, sans avoir comme fil conducteur ou comme limite les contraintes ou préoccupations évidentes et inévitables de son client.

Garder un petit espace de liberté créative pour essayer, expérimenter et observer si les sensations qui ont commencé à émerger lors des premiers moments de réflexion, se retrouvent dans “l’objet” montré.

Donner corps à des intuitions et/ou des anticipations, aller au bout du concept et jusqu’à sa caractérisation esthétique, premier et seul moment où le concepteur se retrouve face à son oeuvre et principalement face à lui-même : il ne peut être question d’intuitions et d’anticipations qu’à la condition que les espaces et les volumes produisent les effets sensoriels escomptés…

Inverser le rapport de la maison à elle-même en la faisant se regarder, les différents espaces se renvoyant les uns aux autres, se regardant les uns les autres, comme si elle était habitée par plusieurs occupants et qu’il ne pouvait en être autrement que d’épier ce qui se passe chez le voisin.

Non pas le voisin de la maison d’â côté, dont elle s’isole en brouillant le regard sous une carapace, poreuse à la lumière et jouant des différents degrés d’intimité qu’offrent une grande pergola englobante et un essaim de voile d’ombrage, mais celui de l’espace d’à côté.

Il n’y a d’échappée visuelle qu’à travers ou vers un autre espace de la maison. La transparence n’est orientée que pour mettre en rapport les intérieurs, de la maison, du jardin, offrir différents chemins vers le centre et sa piscine miroir.

L’environnement, l’ailleurs est devenu secondaire, et les espaces se préoccupent simplement de ce qui peut faire lien entre les différents occupants…

D’une certaine façon, et sans que le retournement et le repli soient autant prononcés, le développement de cette villa s’appuie sur une réinterprétation du fonctionnement de la maison romaine.


Focus... Concept Villa 39RGDF . Olivier ARMAND

 
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Olivier Armand Olivier Armand

Focus... Villa GTR/2

Nouveau lieu, nouvelle GTR...

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Villa GTR/2 . Vue depuis accès principal

 
 

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Après avoir profité quelques temps de sa première Villa (GTR) à Marseille, notre client nous embarque dans sa nouvelle aventure avec une Villa moderne en Espagne, à mi-chemin entre Barcelone et Valence.

Un terrain particulièrement escarpé qui, une fois passé sa partie la plus abrupte en pied et calée contre la voie d’acc§s, offre une vue dégagée et panoramique sur les hauteurs de la ville et une ouverture visuelle jusqu’à la mer.

Le parti pris d’un projet qui se développe en jouant sur les effets de surplombs et de transparence, où de chaque espace on voit au-delà et à travers.

La topographie particulière du lieu engage une approche volumétrique toute en immersion, ancrage minimal sur l’arrière et dans la pente, effleurement sur l’avant et projection vers le paysage. La maison devient à la fois restanque et promontoire, inscrite dans le site et prétexte de la mise en valeur d’une vue qui ne saurait se révéler sans la concrétisation d’un endroit de vie.

La maison est un entre-deux, organisant la traversée et l’ascension du terrain depuis la rue jusqu’à sa partie arrière, qui se développe jusqu’au sommet de la colline. Elle propose une expérience de vie et de vue par étape à mesure que l’on s’élève, générant des effets de surplombs qui sont autant de paysages à découvrir…

Jusqu’au débordement de la piscine suspendue en bord de falaise, miroir entre mer et ciel, qui se transforme en cascade et vient “chercher” ses occupants quelques 9m plus bas, au niveau d’une classique zone de stationnement, obéissant elle-aussi à cette logique de surplomb et d’ouverture à la vue.

La roche du terrain s’élève jusqu’à constituer les lignes et parois structurantes de la volumétrie de la maison, vient en recouvrir toutes les faces, y compris la toiture.

Elle s’organise autour de failles et “d’entre-murs” accueillant tant les espaces de vie intérieurs qu’extérieurs, tout en leur offrant le degré de protection et d’intimité nécessaire. Transparence et immersion se confondent, jusqu’à devenir l’élément de justification majeure des espaces. Ce que l’on voit a pris l’ascendant sur l’endroit depuis lequel on se trouve, inversant alors le rapport de subordination de l’intérieur à l’extérieur.

Selon les demandes de notre client, lorsqu’il n’est pas neutre en texture et en teinte, le matériau est essentiel, brut et naturel : la pierre, le bois, l’acier, le béton….

La perception rugueuse et rustique du terrain avant toute intervention transapa dans la perception des volumes et des espaces produits.

 
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Olivier Armand Olivier Armand

Anhept'ote du moment / jour 4.21.1

L’assemblage des mots donne parfois des concepts inattendus…

 

De nouvelles catégories de déchets rencontrés au détour d’une lecture de mémoire technique…

Une mention spéciale (humoristique !?) donc pour les déchets “humains” dont il faut effectivement rappeler qu’ils sont normalement traités par la filière d’élimitation dite “sanitaire de chantier” ! Et le double sens que pourraient revêtir ces “déchets humains”, provient alors d’un manque de compétence linguistique ?

L’obligation de moyens est-elle seule et juste suffisante ?

La présence d’un assemblage de mots au sein d’un mémoire technique ne garantit pas seule une réelle prise de conscience.

Un texte clair et correctement formalisé pourrait, et devrait, être l’indicateur d’un choix organisationnel que l’on s’attend à voir transposé dans les phases de préparation et de déroulement du chantier. Mais au-delà des intentions et dans les faits, l’expérience montre que les mots n’ont pas le poids qu’on voudrait leur conférer. Les discours se confrontent à un ensemble d’immobilismes qu’il apparaît complexes à lever, car “l’essentiel” est probablement le plus petit dénominateur commun…

Le respect de l’environnement se situe à tous les niveaux… Provient de tous les niveaux…

Deux approches peuvent conduire à un réel mode de gestion:

  • Environnementale et idéologique, c’est donc une question de sensibilité.

  • Sandboxing et efficience, c’est alors une question de logique et de pragmatisme.

Nous préférons plutôt la seconde, car elle fait également écho à notre manière de concevoir la mise au point d’un projet : hors toute forme de prétention, chaque projet ne peut en soit constituer une démonstration conceptuelle, esthétique ou fonctionnelle, simplement par son contexte d’existence qui ne le permet pas ou ne l’autorise pas. Elle y participe, certainement, et il faut alors se focaliser sur les points où les apports sont les plus signifiants voire innovants.

Cette seconde approche nous semble également simple à appréhender pour le plus grand nombre (des intervenants sur chantier dans ce cas précis), en permettant une mise en correspondance immédiate entre des principes de gestion (le mémoire) et le bénéfice des actes (impact réel sur le déroulement du chantier), sans recourir à un système de valeur qui n’est pas nécessairement transversal chez tous. La fabrique du bâtiment a pour objectif de donner corps à un objet dont ne connait que théoriquement les caractéristiques, à partir de moyens et de schémas organisationnels préexistants, dont il faut gérer le “calibrage” selon le niveau d’exigence visé.

Nous en ferons probablement le développement dans un prochain billet de blog

heptarts photo mémoire technique traitement dechets humains 2021

Le traitement des déchets est la clé…


Anhept'ote du moment / jour 4.21.1 . Olivier ARMAND

 
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Olivier Armand Olivier Armand

294FSM . Un jour, nous avons vu...

Eau brutale…

 

Au hasard d’une visite de site sur le terminal pétrolier de Fos sur mer…

Quand on pense bâtiment industriel, on pense volumétrie réduite à sa plus simple expression: sa fonction, et l’esthétique ne semble pas être un des premiers critères de qualité recherché.

C’est donc sans compter sur l’esthétique induite, celle qui nait au hasard d’un dessin, d’une erreur, d’une “malfaçon”, qui transparaît dans le résultat produit, sans volonté, au hasard du regard...

Comme elle advient sans être attendue, ce n’est donc finalement qu’en la regardant et en la montrant qu’on lui donne l’opportunité de manifester son expressivité et montrer une capacité devenue intrinsèque à stimuler nos sensations et provoquer une émotion.

Alors tous les détails deviennent des sujets de questionnement.

Là où l’on pensait qu’il n’y avait pas de volonté, peut-être qu’il n’y a de hasard que dans l’impression que l’on s’en fait. Qu’après tout, malgré une fonctionnalité qui semblait être le critère “primaire” d’existence, quelques petites intentions ont été disséminées çà et là pour rehausser le tout, et assumer une perception à plusieurs niveaux.

A ceux qui en ont la sensibilité d’en appréhender la complexité, l’éventuel sens non révélé, d’en “écrire” le récit et la genèse. En déceler les signes devient une logique de séduction, où le plaisir de supposer et aussi intense que l’intention de suggérer qu’il y a, possiblement, derrière…

Les choix formels, la composition des différents volumes les uns par rapport aux autres, les effets de déhanchement et de débordement, l’existence d’un motif et d’un rythme qui viennent imprimer les surfaces apparentes, sont peut-être autant de détails qui sont le fruit d’un hasard provoqué et provoquant.

Des sujets de questionnement toujours… Sont-ils voulus ? Probablement pas à ce niveau, et certainement pas à ce niveau d’intrication.

Comme souvent, il se maintient une partie d’arbitraire dans un choix, car c’est une affaire de goût et de préférence, parfois même qu’une petite contrariété ou un plaisir soudain auront une influence sur la raison. Une décision dont la motivation est inversement proportionnelle à la logique qui a pu présidé jusqu’alors dans la conception et la mise au point du projet.

Il en reste à la fin cette recherche du sens, qui est peut-être une histoire aussi « belle », une quête plus personnelle

Parfois la brutalité devient sculpture…

eau brutale . château d'eau et tour en béton brut . 2021

Château d’eau et tour de contrôle . Terminal pétrolier de Fos sur Mer . 2021


294FSM . Un jour, nous avons vu... . Olivier ARMAND

 
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Olivier Armand Olivier Armand

Anhept'ote du moment / jour 3.21.1

La blague ou la (més) aventure du moment...

 

Quand on demande la documentation commerciale d’un élément mobilier pour faire valider le choix des couleurs par le maître d’ouvrage, et que l’on reçoit en guise de support de choix, et après moult relance, le scan d’une page éditée à l’imprimante jet d’encre, et en noir et blanc s’il vous plaît, du nuancier des teintes…

Des fois qu’il y ait plusieurs manières de nommer un gris, en fonction de la couleur supposée ou par déduction en considérant l’environnement dans lequel il est présenté, ou encore qu’il s’agisse d’un nouveau concept: toutes les teintes sont sensiblement les mêmes, seul le nom change.

Derrière le sourire en coin qui se profile dans l’évocation de ce “souvenir”, c’est d’une certaine façon toute une manière de faire qui est questionnée et de manière sous-jacente toute une série d’erreurs et d’oublis qui rendent la situation ubuesque, et finalement inquiétante.

Il ne s’agit évidemment pas d’une malencontreuse faute d’inattention qui se comprend et s’admet aisément, qui conduirait d’ailleurs à un sourire bienveillant.

Il s’agit tout bêtement du constat d’un échec, à la fois dans la perception du sens de certaines actions, que dans l’utilité du temps passé à s’occuper d’une chose ou d’une autre.

Est-il vraiment nécessaire d’accompagner toute demande, qui plus est dans un contexte professionnel, d’un énoncé comme s’il s’agissait d’un exercice pour écolier ?

La vie professionnelle est une longue période d’apprentissage et de remise en question, certes, mais il faut tout de même des bases saines et un peu de sens logique pour qu’il y ait capitalisation du savoir.

La note dans le bulletin n’étant plus le mécanisme de sanction, une vie professionnelle et sociale ne pouvant se juger à la lumière de petits actes sans conséquences apparentes, une mécanique se met insidieusement en place pour permettre malgré tout une certaine forme de continuité.

On pourrait nommer cela le mécanisme de compensation, hypothèse selon laquelle l’impact du risque de défaut n’étant plus seulement limité à l’élément défaillant, son environnement en est contaminé au point d’agir par substitution rendant par là-même illisible le niveau d’engagement de chacun.

Il s’agira, dans cette occurrence, d’aller chercher l’information et le document à la source, en lieu et place car il y a un enjeu certain à contenir l’inutilité du temps à perdre, lorsqu’il apparaît que ce n’est pas la durée qui permettra d’atteindre l’efficacité mais bien le sens logique.

Fournir le document dans la forme et pour l’usage attendu, est la démonstration d’une bonne analyse des objectifs et des enjeux du projet, de même qu’il manifeste une bonne compréhension des rôles et devoirs de chacun.


Anhept'ote du moment / jour 3.21.1 . Olivier ARMAND

 
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